L'Office de Tourisme du Solrézis vous souhaite la bienvenue en l'Eglise de SOLRE LE CHÂTEAU...

 
  

    SOLRE LE CHÂTEAU, son église, son clocher penché, ses vitraux et ses chapelles...
    

    
Le clocher "penché" de l'église en contre-plongéeL'ÉGLISE ST PIERRE ST PAUL de SOLRE LE CHATEAU


• Bâtie dans un style gothique, l’église de Solre-le-Château est remarquable à plusieurs titres. D’abord par son porche, ouvert sur trois cotés, couvert par une voûte sur croisée d’ogives de pierres avec voutrains de briques. La clef de voûte centrale est à six mètres de haut et on peut remarquer deux trous, qui autrefois laissaient passer les cordes des cloches. Le portail présente deux vantaux de bois, il est surmonté L'interieur de l'église, la nef, les vitrauxd’un arc en accolade, signe d’un gothique tardif. De forme quatrangulaire, la tour est flanquée de contreforts à ressauts auxquels se rattachent des larmiers de divisions, la partageant en sept niveaux. La tour sert d’assise à une haute flêche octogonale charpentée et couronnée de quatre échauguettes. Le renflement bulbeux coiffant le sommet constitue toute l’originalité du monument.
    C’est là, à 60 mètres de hauteur, que se tenait le guetteur qui avait face à lui toute la campagne environnante. On a voulu voir dans la forme du bulbe, la tulipe chère aux populations des Pays-Bas que l’on rencontre également en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Car jusqu’en 1678, date à laquelle fut signé le traité de Nimègue, la terre de Solre le Château était espagnole.

• Une fois franchi le seuil de l’église, on est d’emblée impressionné par les dimensions de son intérieur. La nef, longue de quatre travées, est éclairée par de petites haies hautes surplombant un berceau lambrissé blanchi à la chaux. Les têtes de poutres sont sculptées et représentent des personnages de l’Ancien Testament.
   

   LA NEF CENTRALE

    Les Voûtes intérieures sont supportées par les murs des bas-cotés et 2 rangées de colonnes (6 cylindriques, 2 demi-colonnes à l'entrée et 2 énormes piliers, flanqués de 4 colonnes à la croisée).
   
    L'édifice, normalement orienté, présente les dimensions suivantes :
    - La longueur de la nef depuis la porte principale jusqu'à l'arc doubleau du transept :   22 m 30
    - La largeur du transept majeur :     7 m
    - Le choeur et son abside :              14 m 50
                soit au total :                       43 m 80

    La dimension des transepts :     22 m 50
    - Le vaisseau central :                  6 m de largeur
    - Les bas-cotés :                           3 m 20

    La nef, longue de 4 travées est éclairée par de petites baies haute que surplombe un berceau lambrissé, blanchi à la chaux, assemblé par des entraits et des poinçons.
    Les têtes de poutres sont sculptées et représentent des personnages de l'ancien testament. Sur le berceau, vient s'appuyer le transept gothique. Les autres voûtes, dont celles du choeur, ressemblent fort à celles d'Avesnes sur Helpe : elles sont en briques à fines nervures de pierre.
    La croisée du Transept, avec ses liernes et ses tiercerons, qui s'entrecoisent, dessine sur la voûte une grande étoile de pierre qui est d'une particulière élégance.



Le clocher de l'église Saint Pierre
vu du bocage solrézien
    


• Sur ce berceau vient s’appuyer le transept gothique. Les autres voûtes, remarquables dans le choeur, sont en briques à fines nervures de pierre. La croisée du transept avec ses liernes et ses tiercerons qui s’entrecroisent, dessine sur la voûte une grande étoile de pierre.Ce sont deux architectures bien différentes qui sont donc en présence.
     Coté choeur, abside et transept, c’est une partie bien homogène tandis que du coté nef, le voûtement en bois n’offre qu’un berceau simple et lisse. Une fois à l’extérieur, cette différence se remarque encore puisque la première partie voit ses maçonneries rythmées par des piliers venant supporter la pression des voûtes internes. Par contre, pour la partie intermédiaire, on note la platitude des murs du dehors dépourvus de tout contrefort.

• Le choeur est par conséquent la partie la plus remarquable de l’église de Solre-le-Château. Car en plus de son architecture élégante, il est éclairé au sud par de hautes fenêtres gothiques. Les verrières du chevet sont modernes mais celles qui sont latérales sont exceptionnelles puisqu’elles sont du XVIème siècle. Datées de 1534, elles sont un don de Philippe de Lannoy, seigneur de Solre-le-Château et représentent, pour celle située dans le transept majeur, le jugement de Pilate. Les stales sont également du XVIème siècle et proviennent d’un couvent de soeurs grises dévasté à la Révolution.

• Il n‘existe aucune trace écrite de l’existence du clocher avant le XVème siècle. De même qu’il ne subsiste rien de l’église fondée en 1186, sous le nom d’Autel de Solre Berthold que l’évêque de Cambrai Nicolas I donna en 1154 à Gerland, troisième abbé de Floreffe, en même temps que l’autel de Beaurieux.
    En 1514, Philippe de Lannoy, alors seigneur de la paroisse, permit la reconstruction de l’église qui avait été en grande partie détruite par le connétable de Saint Pol quelques années auparavant, grâce à la levée d’un impot sur la bière.
    On sait par contre que l’église présentait à peu près cette forme en 1598-1601, grâce aux albums réalisés par Adrien de Montigny.
La tour et le clocher sont déjà présents mais semblent moins hauts.
    En 1611, c’est un incendie qui ravagea toute la partie supérieure de la flèche et de l’angle sud de la tour en pierre bleue, faisant même fondre les cloches ainsi que les anciens tombeaux. Philippe de Cröy, devenu seigneur de Solre-le-Château en 1587, fit alors appel à Jehan Lecoustre pour procéder à sa réfection.
    Le maître charpentier, à qui l’on doit également la construction de l’église de Walcourt en Belgique, termina ses travaux en 1616.
    Nouvelle tour, nouvelle flèche mais également deux chapelles Notre Dame du Rosaire et Saint Jacques ainsi qu’un second transept sont ajoutés.

• Grâce aux dons de l’archiduc Albert d’Autriche et de son épouse Isabelle, de nouvelles cloches sont fondues en 1612 par Florent Delcourt de Douai.
    L’une d’elle portait cette dédicace :
"Isabelle, c’est son nom, en perfection belle. Ma voix sonnera toujours en faveur d’elle. Nous avons été fait par Florent Delcourt demeurant à Douai en l’an 1612. Albert et Isabelle Clara Eugénie, infante d’Espagne, archiduc d’Autriche, duc de Bourgogne.
Comte de FLandre et de Hainaut en l’honneur de Dieu, par oeuvre de charité et en faveur de Mr Philippe de Cröy, comte de Solre, chevalier de la toison d’or, Grand écuyer qui ont donné trois mille florins ou aumone pour réédifier l’église, dudit Solre, brûlée par fortune de feux, advenu le X mai 1611.
La mémoire perpétuelle pour prier Dieu pour leurs âmes."
    

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